Les Tétracordes.

 

Nous pouvons simplifier l’analyse des gammes à sept notes en utilisant le principe du tétracorde. 

On appelle ainsi un groupe de quatre notes couvrant une quarte parfaite.

L’un des intervalles étant par définition la quarte, voyons quelle sont toutes les possibilités de combinaisons différentes pour les deux autres intervalles que sont la seconde et la tierce. Nous obtenons les quatre tétracordes suivants :

 

2, 3, 4

2, 3 min, 4

2 min, 3, 4

2 min, 3 min, 4

Notons que ces quatre possibilités n’ont pas la même puissance : En effet, si vous vous reportez au tableau des puissances harmoniques du chapitre du même nom, , que vous devez avoir depuis lors et pour l’éternité, placardé au dessus de votre lit, vous observez que la tiercde majeure est un intervalle fort, alors que la tierce mineure appartient à la catégorie des intervalles intermédiaires.

D’autre part, la seconde mineure étant l’intervalle le plus faible, il apparaït que le tétracorde le plus puissant est le 2, 3, 4, appelé tétracorde majeur.

Le plus faible est indiscutablement le 2min, 3min, 4, qui porte le nom de tétracorde phrygien. Le 2, 3min, 4, et le 2min, 3, 4, possèdent une puissance que l’on peut qualifier de moyenne et se nomment respectivement tétracorde mineur et tétracorde harmonique.

Ajoutons à cela un tétracorde pirate, formé à l’intérieur d’une quarte augmentée. Pirate, parce-que nous considérons l’objet susdit comme devant se situer au sein d’une quarte parfaite. Cependant, nous étendrons cette notion à notre triton, chaque fois que nous en aurons besoin, formant ainsi notre tétracorde lydien, 2, 3, 4aug.

Tétracorde majeur.

Tétracorde mineur.

Tétracorde harmonique.

Tétracorde phrygien.

Tétracorde lydien.

Nous remarquons que le tétracorde harmonique n’est pas diatonique du fait de l’intervalle de trois demi-tons qui sépare le Réb du Mi.

Dans l’antiquité, en particulier dans le cadre de la musique grecque, le tétracorde était une suite descendante de notes constituée de deux fois un ton, puis un demi-ton, comme par exemple Mi, Ré, Do, Si. Si nous remettons ces notes dans l’ordre ascendant, nous reconnaissons les intervalles 2min, 3min, 4, autrement dit, notre tétracorde phrygien, la Phrygie étant une région située au nord de la Grèce, donc en gros du côté de la Roumanie actuelle. Précisons cepandant que cette dernière appellation n’est apparue qu’au Moyen-Âge.

Les grecs, pour leur part, appliquaient à ce tétracorde le terme diatonique, ce qui peut être, en revanche, considéré comme l’étymologie correcte pour ce mot : deux tons et un demi-ton, principe qui a évolué depuis vers la double définition donnée plus haut.

On peut trover d’autres tétracordes pirates, en combinant les facteurs qui permettent d’étendre cette notion, en particulier les intervalles altérés, 2aug, 4dim, enharmonique de la tierce majeure, triton, (que nous avons déjà fait intervenir pour le tétracorde lydien). Les plus utilisés dans la construction des gammes sont toutefois ceux que nous avons vus.

ANALYSE.

Notre panoplie ainsi enrichie, examinons nos deux gammes puissantes, à partir de Do et à partir de Sol.

Si nous répétons à l’octave notre note de départ pour avoir huit notes, donc deux groupes de quatre notes, nous obtenons pour chacune de ces gammes deux tétracordes à présent familiers :

En partant de Do :

Do, Ré Mi, Fa, et Sol, La Si, Do, soit respectivement, un tétracorde majeur + un tétracorde majeur.

En partant de Sol :

Sol, La, Si, Do, et Ré, Mi, Fa, Sol, soit respectivement, un tétracorde majeur + un tétracorde mineur.

Le Do sort donc vainqueur, une fois de plus, de cette lutte acharnée pour le pouvoir et nous luyi rendons hommage en classant à partir de lui nos éléments musicaux, gammes, intervalles et accords.

Pour résumer : La gamme diatonique majeure de Do s’obtient en prenant les sept premières notes du cycle de quinte reposant sur le Fa, en les ramenant à l’intérieur d’une octave à partir de Do.

Elle est, comme nous l’avons vu, transposable par l’ajout à chaque note qui la compose d’un même intervalle, ou, si vous préférez, d’un même nombre de demi-tons.

En élévant, par exemple, chaque note d’une tierce majeure, soit quatre demi-tons, on obtient la gamme diatonique majeure de Mi :

Mi, Fa#, Sol#, La, Si, Do#, Ré#, Mi.

 

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